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 Samedi 6 et dimanche 7 juillet 2002

Pour le dernier week-end de ce séjour à Hangzhou, aucune visite n'est prévue. Je préfère m'imprégner un peu de la ville, de sa vie quotidienne.

Samedi matin, Wei va chez le coiffeur. Vers onze heures et demi, alors qu'elle n'est pas encore rentrée, je me promène un peu dans les rues du quartier, savourant le plaisir de marcher au hasard, sans but. Je prends par les ruelles, aboutit à la place Wulin, et rentre en longeant le canal. Quoique certaines ruelles soient très animées, encombrées de voitures, de bicyclettes et de badeaux, la place Wulin et les grandes artères sont presque désertées ; c'est l'heure du déjeuner et il fait chaud. Cela fait plaisir de voir la lumière sans voile après ces jours de brumes.

La petite chienne Yangyang, toujours aussi peu sympathique avec moi, est encore malade. Elle ne s'alimente plus beaucoup. L'avant veille et la veille, je lui ai administré des piqures, alors que wei et sa mère la tenaient. Je serais pour la laisser reprendre naturellement des forces, mais Wei est inquiète, et nous allons donc chez le vétérinaire après le repas.

Pour 80 yuan de plus, on lui fait de nouveau une transfusion. Pendant plus d'une heure, on tient ainsi la patte du monstre. Je comprends maintenant pourquoi la mère de Wei n'a pas insisté pour nous accompagner.

Heureusement, le soir, le programme est plus sympathique. Je commence par inviter Xu Meide dans un restaurant coréen pas loin de chez nous, pour la remercier de son accueil et la soulager de la préparation du repas pour une fois. Puis Wei et moi allons au concert de Sandy Lam (Lin Yilian), une chanteuse hongkongaise qui a commencé sa carrière dans les années quatre-vingt. Il se déroule au stade du Dragon Jaune (huanglong tiyu zhongxing).

Des cohortes de taxi s'y dirigent, provoquant un pénible embouteillage, alors que notre bus peine à avancer. Nous arrivons 20 minutes en retard.

Nous sommes au premier rang dans les gradins. Je ne suis pas en mesure de comparer cette représentation aux concerts pop en Occident, car je n'y ai jamais assisté. Mais cette foule qui monte vers le stade, qui s'asseoit en cirque, ces battements rythmiques qui heurtent les tympans, tout cela me fait penser à des rituels communautaires de la préhistoire.

Je ne connais aucun morceau, ce qui m'empêche d'y prendre autant de plaisir que Wei. Elle me fait remarquer que c'est le cas de nombreux spectateurs ici, trop jeunes pour connaître les tubes de Sandy Lam. Les places du parterre devant la scène sont réservés aux titulaires de billets VIP, généreusement offerts aux familles des musiciens, policiers, cadres municipaux, etc. Ceux-ci sont venus avec vieux et enfants. Il n'y a pas beaucoup d'ambiance. Le public se contente d'agiter de petits batonnets lumineux. Non loin de nous, une jeune fille n'a pas coupé son téléphone, et discute malgré le vacarme assourdissant.

Le lendemain nous avons rendez-vous avec Sheng Dongshan, un ami de Wei, architecte. Il commence à réussir dans la vie, s'est acheté une voiture, avec laquelle il vient nous chercher. Il nous présente son amie, originaire du Sichuan. Il nous accompagne d'abord à la foire informatique où j'achète de la mémoire pour le portable, puis nous allons déjeuner dans un grand restaurant.

Puis j'accompagne Wei acheter des chaussures dans un grand magasin. En rentrant nous passons par une pharmacie. Les produits fortifiants sont nombreux et mis en avant.

Le soir, nous sommes invités pour animer une soirée d'une association d'étudiants en français. Elle se réunit toute les semaines dans une maison de thé. Ces rendez-vous sont curieusement nommés "French Corner"! Mais pour nous aujourd'hui, la rencontre a lieu à la librairie Sanlian, en face de l'université.

Contrairement aux buts affichés, il ne s'agit pas vraiment de réunions à caractère culturel, mais plutôt pour réfléchir aux moyens... de partir étudier en France. L'un des participants me demande immédiatement de corriger le test d'admission qu'il doit renvoyer à une université française. Un autre se plaint amèrement de la difficulté du français, et dit qu'il faudrait que les Français simplifient leur langue. Je lui propose qu'il écrive à notre ministre de la culture. Toutes les discussions ont lieu en chinois.

Nous y rencontrons notamment Zhao Qiaolin, une jeune étudiante dont nous avions fait connaissance un an auparavant alors qu'elle visitait sa soeur en France. Elle est de loin la meilleure en français. Il y a aussi le webmaster des sites sinofrance.com et falanxi.com.

Linge et ventilateurs
Ruelle
Tricycles
Signalisation
Concert de Lin Yilian
Restaurant
Menu
Grand magasin
Médicaments
L'association de français
© Renaud de Spens & Fu Wei