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 Jeudi 4 et vendredi 5 juillet 2002

Ce jeudi-là commence par une visite d'un marché d'alimentation non loin de la place Wulin, avec la mère de Wei. J'ai l'impression qu'il y a une plus grande varieté de denrées qu'en France, surtout pour les légumes et les poissons et fruits de mer.

C'est un marché qu'on pourrait qualifier de "traditionnel". Les commerçants ont de petits espaces alloués les uns à côté des autres, La plupart des prix ne sont pas écrits, les viandes et les poissons sont présentés sur des étals non réfrigérés. Pour autant, il y a des réglementations et des contrôles afin de garantir l'état sanitaire des produits.

En sortant, Wei et moi prenons le bus en direction de la Pagode des Six Harmonies (liuheta), le dernier monument majeur de Hangzhou que je n'ai pas visité. Elle se trouve au sud-est de la ville, surmontant le fleuve Qiantang.

Sa première version a été construite en 970, sous la dynastie des Song. Partageant une vocation sacrée (bouddhiste) et profane (surveillance de la navigation), elle a été mainte fois reconstruite, et son aspect actuel est de la fin des Qing. Elle paraît avoir 12 étages de l'extérieur, mais n'en a que 6 à l'intérieur.

Sa visite n'est pas inintéressante ; les marches un peu raides font faire de l'exercice. Mais les restaurations sont encore une fois trop lourdes.

Redescendus, nous prenons une petite collation dans le restaurant du site. C'etait sans doute un établissement d'Etat, récemment privatisé. Mais il fonctionne comme avant : les plats sont peu nombreux mais peu chers. Un orage violent se déclenche. Le personnel se précipite pour fermer les fenêtres. Au milieu de la grande salle trône un grand écran 16/9e, comme c'est la mode à présent. Une famille est installée sur la table juste en face de la télévision et regarde un feuilleton.

L'averse se calmant, nous visitons les autres "attractions" du site, à savoir des petits pavillons présentant l'histoire des tours (pagodes) en Chine et un musée en plein air de reproductions de tours en réduction. Les salles sur l'histoire ne sont pas inintéressantes, mais on se demande par exemple pourquoi un pavillon présente des copies de céramiques Tang qui n'ont rien à voir avec le site.

C'est sans doute que le but d'un site touristique traditionnel en Chine est d'éduquer les masses, de servir de support à des cours scolaires.

Sortant du site, nous marchons vers le village des Neufs Rivières (Jiuxi), au sud en suivant le fleuve. C'est là qu'habitent l'oncle de Wei, Fu Ronggen (le frère aîné de son père), et sa famille.

La plupart des habitants de ce village ont le statut officiel de paysan. Mais on n'y voit que des villas modernes. Un des champs a récemment été transformé en lac de pêche, et il semble aussi bien aménagé qu'un centre de loisir pour retraités.

C'est le père de Wei qui a fait construire la maison de son frère. Celui-ci est assez timide. Il nous offre du thé Longjing qu'il cultive avec sa femme.

Par la fenêtre, un gamin nous espionne, et disparait dès qu'on le regarde. C'est le neveu de nos hôtes. Il finit par sortir de sa cachette, encouragé par sa mère, sa grand-mère et ses oncles et tantes. Il veut montrer qu'il sait jouer aux échecs chinois - il s'entraîne tous les jours. Toute la famille est ravie de me faire jouer avec lui. Cela rompt la glace.

Quand nous repartons, nous sommes raccompagnés jusqu'à l'arrêt de bus, à l'entrée du village.

Vendredi, Yangyang est malade. Wei et sa mère sont inquiètes. Elles l'amènent chez le vétérinaire pendant que je m'occupe du journal.

L'après-midi, nous allons ensemble au "Qualité et quantité" (haoyouduo), un grand supermarché de Hangzhou. Celui-ci est presque identique aux établissements occidentaux du même genre. Seule différence à l'entrée : on nous explique que comme le système antivol n'est pas encore au point, il faut laisser ses sacs dans des casiers fermés prévus à cet effet.

Au marché
Les fruits
Le fleuve Qiantang
Champ
Intérieur rural
Echecs chinois
Village des Neufs Rivières
Vétérinaires
Supermarché
© Renaud de Spens & Fu Wei